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Les personnages du carnaval

 

 Les personnages du carnaval

 
 

Le « bwa-bwa » :

 

Le bwa-bwa est un pantin représentant un personnage politique, religieux ou autre ayant été sur la sellette ou étant l’objet d’un scandale, durant l’année écoulée. Ce bwa-bwa symbolise le carnaval, c’est vaval en effigie. Il est brûlé mercredi des cendres.

 

 

Les « neg gwo sirop« :

 

Ils sont vêtus d’un pagne, et s’enduisent le corps d’un mélange de mélasse et de charbon de bois. Les « neg gwo sirop » sont une caricature de l’esclavage bossale qui, par opposition à l’esclavage créole né sur l’île venait directement d’Afrique.

 

 

Les « Mas lan Mô« :

 

Hommes entièrement recouverts d’un drap blanc ou noir sur lequel est dessiné un squelette ; ils jetaient des cris lugubres et faisaient semblant d’attraper les passants. A la tombée de la nuit, ils pénétraient dans les maisons pour épouvanter petits et grands. Coutume aujourd’hui disparue.

 

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Les « Diablesses du mercredi des cendres » :

 

Dans sa conception originelle la « Diablesse » étaient une incarnation du démon. D’une <<hideuse laideur >>, la diablesse mettait  son plus beau masque pour séduire sa proie. Quand elle avait atteint son but, elle montrait son vrai visage.

Elle se distinguait des humains pas ses pieds : l’un était humain et l’autre celui d’un bœuf.

Figures de légende des contes antillais, elles composent le cortège des <<pleureuses>> lors du sacrifice final : le bûcher ! Dans le carnaval, la diablesse apparaît le mercredi des cendres.

Prolongeant d’un jour les festivités, elle incite les hommes à la <<débauche et au péché>> les retardant à rentrer dans le carème. Là, ressort une fois encore la lutte éternelle entre Dieu et satan, entre le bien et le mal. Habillées en costume mi-bas blanc, d’une robe noire retroussée sur un jupon blanc, le visage poudré de farine de froment, la tête enveloppée d’une serviette blanche, les diablesses traînent  après elles des <<bombes>> en fer blanc ou de vielles casseroles.

 

Le « Bébé« 

 

Tenue portée généralement par des jeunes filles : Chemise brodée, petit pantalon à dentelles, bonnet et rubans de couleurs, bas et pantoufles. Par la suite, des hommes, moustachus le plus souvent, adoptèrent la tenue.

 

 

Les « Moko zombis« 

 

Danseurs sur échasses, d’inspiration africaine. Ces personnages sont encore présents dans le carnaval antillais.

 

 

« Marianne la Pô figue« 

 

C’est un personnage ayant vu le jour durant le carnaval de Saint Pierre avant 1902. Lors de la venue d’un cirque à Saint Pierre, il y avait un ours qui s’appelait Marianne, qui s’était enfuit semant la panique parmi la population. En souvenir de cet événement, on inventera un costume fait de feuilles séchées, rappelant le pelage de l’animal. D’où le nom de <<Marianne la Pô figue>> il était accompagné d’un dompteur <<le danseur Marianne>>.

 

 

« Dimanche gras » :

 

C’est le grand défilé costumé : chars décorés transportant orchestre et personnes déguisés, groupes à pied déployant de magnifiques costumes aux couleurs chatoyantes envahissent les rues. Les roulements de tambours retentissent, les chants, les musiques chaudes qui donnant à tous ceux qui l’entende l’envie de se jeter dans cette ambiance trépidante et délirante.

 

 

« Lundi gras« 

 

Jour du mariage burlesque, où des couples constitués d’hommes déguisés en femmes, maquillées fardées, de femmes vêtues de vêtements d’hommes accompagnent les mariés, sans oublier le long cortège d’accompagnateurs.

 

 

« Mardi Gras« 

 

C’est le jour des défilés des diables rouges déguisé d’une salopette en toile rouge sur laquelle sont collées des centaines de petits miroirs, une longues queue avec des grelots, un masque lourd et encombrant hérissé d’une profusion de cornes. Le diable rouge tient à la main une fourche pour attiser des flammes virtuelles. Ces diables rouges sont la terreur des enfants.

 

« Mercredis des cendres« 

 

Mélange de joie et de tristesse, c’est le mercredi des cendres que le carnaval se meurt, avec l’enterrement de vaval.Vêtues de noir et de blanc, couleur du deuil, les diablesses parcourent les rues en pleurant et suppliant vaval de ne pas mourir.

A la fin de la journée, parès avoir été exhibé dans toutes les rues.

Vaval sera brûlé et ses cendres éparpillés.

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